À propos

Cent ans de bouteilles, puis des cartes

Trois ans de chantier sous vingt mètres de tuffeau, deux associés du Val de Loire et une consigne : ne pas effacer une seule marque de craie.

Depuis 2023

Ce que la cave contenait encore

Quand nous avons rouvert la grille, il restait quatre cents pupitres, des casiers effondrés et une odeur de pierre humide que rien ne fait partir.

Les caveurs notaient les lots à la craie sur la paroi, avec la date et le nombre de bouteilles. Ces inscriptions sont maintenant protégées par une plaque de verre, éclairées de biais.

Le percement d'une seconde issue et la ventilation nous ont pris deux ans à eux seuls : sous vingt mètres de roche, rien ne va vite.

L'entrée de la cave rue Saint-Jean
  • Deux associés

    Un cuisinier de rivière et une ancienne caviste.

  • Trois ans

    De la grille rouillée à la première soirée.

  • Vingt mètres

    De tuffeau au-dessus de la salle.

Nos partis pris

Quatre décisions prises une fois pour toutes

On joue pour le score et pour rien d'autre : aucune mise, aucun gain, aucun compte à solder en remontant.

La carte reste courte et ligérienne, quitte à retirer un plat plutôt qu'à le remplacer.

Les marques de craie ne seront jamais repeintes, même celles qui gênent l'accrochage.

La musique reste basse : une cave de tuffeau amplifie tout, y compris les mauvaises idées.

Sur la cave

Trois questions de visiteurs

L'humidité abîme-t-elle les cartes ?
Les jeux sont changés chaque saison ; c'est le seul vrai coût que la cave nous impose.
Peut-on visiter la galerie du fond ?
Elle reste fermée au public : elle n'est ni ventilée ni éclairée.
Sert-on encore des bouteilles vieillies ici ?
Non, plus une seule : nous achetons chez les caves voisines, qui font ça mieux que nous.